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1er décembre 2007 - 1er décembre 2007

Nantes, 15 à 22h, maison des syndicats, conférence-débat avec Jean Le Gal



Nantes, 1er décembre, De 15 à 22h Maison des syndicats, 1 pl. gare de l¹Etat

Conférence-débat avec Jean le Gal Auteur de Le maître qui apprenait aux enfants à grandir

L¹école d¹aujourd¹hui peut-elle être moderne, populaire et émancipatrice ?

A l¹heure des mouvements contre la réforme libérale dans les universités et de la libéralisation dans l¹enseignement et l¹éducation, comment aborder les questions d¹une autre Education. Les courants pédagogiques se diluent, les luttes pour garder une école autonome et gratuite s’effritent. En face : des réacs organisés pour dresser et soumettre, soutenus par le pouvoir. Il est urgent de réaffirmer nos utopies pédagogiques (autonomie contre discipline) et de poursuivre le combat contre la privatisation de l’école.

Extrait du livre de Jean Le Gal ³Le maître qui apprenait aux enfants à grandir².

Lorsque j’ai commencé à enseigner dans un petit village de campagne, j’ai appliqué les belles leçons que m’avaient données l’Ecole normale : j’étais le maître et l’enfant devait m’obéir ; je décidais des activités ; je récompensais et je punissais. Je n’avais jamais connu d’autre école que l’école des leçons, des devoirs, des notes et des classements, que l’école des mauvais points, des lignes, des verbes, du piquet, du bonnet d’âne et de la pelote dans la cour. Comment aurais-je pu être autre chose qu’un maître ? Mais l’armée me remis du côté de ceux qui doivent "obéir sous peine de sanction". J’en sortis décidé à refuser désormais d’être dirigé mais je continuais pourtant à commander les enfants, influencé sans doute par l’opinion générale des adultes qui affirment : "si on ne commandait pas aux enfants, si on ne les punissait pas, ils ne feraient rien. L’enfant est paresseux par nature." C’est aussi ce qu’on disait, en ces années 57-58 , des Noirs et des Algériens qui revendiquaient leur indépendance. Freinet et l’Ecole Moderne me permirent de prendre enfin conscience de ma profonde contradiction : je me battais pour mes droits et mes libertés et je continuais à coloniser les enfants. Il me fallait tout changer : les principes, mon attitude, mes techniques, mes mes habitudes. J’ai tout changé... mais ça n’a pas été facile... Quand on a pris l’habitude de tout diriger, on a du mal à donner la parole et le pouvoir aux enfants.


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