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15 octobre 2012 - 17 novembre 2012

Notre Dame des Landes : soutien à la ZAD



Sur les expulsions et la résistance en cours

samedi 20 octobre 2012, par zadist
Voici un message envoyé depuis la ZAD sur la poursuite de la résistance aux expulsion et la manif de réoccupation.

===> Sur les expulsions et la résistance en cours <===
Depuis mardi matin la ZAD est envahie et occupée en 3/8 par des centaines de policiers en tout genre. Ils s’attaquent petit à petit aux maisons et cabanes occupées qu’ils détruisent et emportent minutieusement pièces par pièces hors de la zone pour ne rien laisser qui puisse servir à reconstruire ou résister.
Les lieux et jardins encore occupés sont régulièrement harcelés, couverts de lacrymos, piétinés... La police essaie de rendre impossibles les moments de rassemblement ou de réunion. Depuis mardi les occupant.e.s et les personnes arrivées sur place ont répondu par des barricades, des blocages des axes utilisés par les flics, par des réoccupations, des projectiles, du feu, des insultes et des sarcasmes... Depuis maintenant 4 jours, sous une pluie constante, quelques centaines de personnes tiennent la zone coûte que coûte face à la police et comptent bien y rester. Des manifestations, des actions ont lieu tous les soirs à Nantes et dans d’autres villes et ce n’est pas fini.
7 maisons en durs ont déjà été expulsées, ainsi que quelques cabanes mais de nombreuses autres demeurent dispersées dans les bois, les champs, sur les arbres. Outre les occupant-e-s, des locataires, propriétaires et paysans sont toujours menacés eux aussi de devoir dégager de la ZAD. Autant dire que cette tentative d’expulsion XXL est partie pour durer. Nous ne pouvons encore présager de la manière dont les expulsions vont se poursuivre, en continu ou pas, dans les prochains jours sur d’autres cabanes et habitats. Mais il semble assuré que l’occupation militaire de la zone et la destruction des maisons déjà expulsées continue la semaine prochaine... "Le Sabot" (des jardins maraîchers occupés en manif le 7 mai 2010) a résisté toute la semaine dernière aux pressions policières, mais il est possible que la Préfecture cherche à le faire dégager dès la semaine prochaine. Une maison expulsée et réoccupée quelques heures plus tard vendredi soir aux "Fosses noires" est menacée dans les 48h. Les cabanes dans les arbres et installations aériennes tiennent toujours et pourraient se multiplier. Il est très probable par ailleurs qu’une seconde grande offensive ait lieu après le 28 octobre, puisque 3 nouvelles maisons seront expulsables, dont "les Rosiers", première bâtisse occupée sur la ZAD il y a de cela 5 ans. Quoi qu’il en soit, nous appelons dès aujourd’hui et pour les semaines à venir à l’arrivée de relais et renforts créatifs et déterminés par ici, pour reconstruire et tenir, ainsi qu’à la poursuite d’actions de pression ailleurs. Face aux possibilités de durcissement, en terme d’interpellations notamment, il faut tout faire pour que les occupant-e-s ne se retrouvent pas isolé-e-s. (guettez les infos sur zad.nadir.org, des idées pour se bouger, points de rdv et d’accueil sont donnés ainsi que des infos fraîches en continu sur la situation et des conseils sur le matériel à amener)
D’ores et déjà bravo à fond, à tous-tes celles et ceux qui ont mené des actions de solidarité, des manifs, rassemblements à 3 ou à 2000, envoyé des messages de soutien, apporté du ravitaillement, des chaussettes et de quoi lutter... Cela réchauffe grave le coeur, les pieds et alimente la rage, en ces journées de résistance pluvieuse, de savoir que d’autres s’attaquent au PS, à Vinci et consorts, constructeurs de l’aéroport et broyeurs de nos vies.
===> La manifestation de réoccupation <===
En ce qui concerne la manifestation de réoccupation, annoncée en cas d’expulsion (voir appel : ), nous voyons toujours la nécessité d’un moment de mobilisation large, constructive et offensive après ce premier round d’expulsion. Nous percevons toujours autant la pertinence de nous retrouver, occupant.e.s, habitant.e.s du coin et d’ailleurs, agriculteur.rice.s, associations et autres pour dire que rien n’est joué dans cette lutte, que nous reviendrons toujours et que nous ne laisserons pas l’aéroport se faire. Il nous faut reconstruire ensemble un lieu ouvert d’organisation de la lutte sur les terres menacées. Nous remettons d’autant moins en cause ce projet qu’il semble aujourd’hui sur toute les lèvres.

La manifestation de réoccupation aura donc bien lieu !

Nous avions annoncé qu’elle se déroulerait le 4e samedi après les 1ières expulsions conséquentes sur la zone. Pour autant, si cette première vague d’expulsion a bien démarré il y a 4 jours, elle n’a encore connu aucune interruption et ne nous a pas laissé beaucoup souffler. De ce fait nous avons décidé qu’il nous était nécessaire de prendre un peu de recul sur la situation avant de confirmer une date.

Nous appelons donc à une assemblée générale pour organiser cette manifestation de réoccupation avec tous les groupes, assos, et personnes qui le souhaitent vendredi 26 octobre à 19h à B17 rue Paul Belamy à Nantes ... La date de manifestation sera confirmée à l’issue de cette AG. Nous vous invitons à la relayer le plus largement et le plus rapidement possible, afin que chacun-e puisse s’organiser pour venir. Nous appelons tous les collectifs qui soutiennent ce projet à commencer à mobiliser et s’organiser dès maintenant à ce sujet.
Et puis en attendant on cherche d’ores et déjà des cuisines collectives, chapiteaux, musiciens, batukadas, cabanes en kit, matériaux, outils, tracteurs...en vue de la réocuppation.
Pour tous contacts : reclaimthezad@riseup.net
Des occupant-e-s de la zad et collectifs solidaires, qui ne lâcheront rien.

Prise de parole d’occupant-e-s _ manif à Nantes le 20 octobre
samedi 20 octobre 2012, par zadist
Merci d’être venu-e-s aussi nombreux-ses aujourd’hui

Depuis maintenant cinq jours la plupart de nos maisons ont été expulsées, la Belichroute a été incendiée aux premières heures des expulsions, les Planchettes ainsi que le Tertre, l’Isolette, une maison collective de la forêt de Rohanne et le coin ont déjà été détruites à l’aide de leur tractopelle. Bel air, la Gaité, une maison de Grandchamps, la Pointe ainsi que les trois maisons de la Préfaillite ont été murées voire détruites en partie. Malgré cette vague destructrice on est toujours là ! Et ce n’est pas le murage de certaines maisons qui nous a empêché d’y retourner. Le Sabot, les Cent chênes, le Rosier, le No-name, le Farouezt, Pimki, la Mandragore, le Champs de ronce, la Gare, la Forêt de Rohanne, la Saulce, la Potironnerie, la Sècherie, le Champmé, ainsi que d’autres lieux, vivent encore. Il ne faut pas oublier nos voisin-e-s, futur-e-s squatteur-euse-s, qui continuent de résister aux pressions, au rachat et aux expropriations de la part de Vinci-AGO.
Certains insistent sur l’illégalité de l’occupation des maisons et des terrains mais ceux-là ne remettent pas en question la légalité d’un projet qui détruira des terres, des espaces naturels et des lieux de vie. Contrairement à ce qui a été mis en avant par le préfet, l’opération ne s’est pas terminée mardi matin à 10h. Jour et nuit la zone reste militarisée avec des effectifs et des moyens démesurés ; nous ne cessons d’être soumis-e-s à une pression permanente. Un aéroport HQE est une illusion, une expulsion en douceur aussi. Cela ne se passe pas comme on essaye de vous le montrer ! Que veut dire 0 arrestations, 0 blessé, quand des centaines de gendarmes mobiles et CRS viennent détruire nos lieux d’habitation, de vie, de rencontre, d’expérimentation ? Malgré ces quatre longues journées, la résistance s’organise et on ne se laissera pas abattre. Hier soir, une maison a été réoccupée. Ce qu’il faut souligner, c’est que le moral tient bon grâce à tous les soutiens qui se manifestent à l’extérieur, dans toute la France et même au-delà : ravitaillement généreux, chaussettes sèches, manifestations devant les mairies et les préfectures, messages de soutien variés, mobilisations dans les réseaux, multiples actions commises dénonçant Vinci et ses alliés du monde politique. Autant d’actions qui nous donnent l’énergie de poursuivre. Sans compter la venue de nombreuses personnes croisées ici ou là et qui rejoignent la zone en nous apportant force et chaleur. Notre victoire naîtra de cette solidarité active. Continuons à stopper ce saccage et mobilisons-nous pour préparer les ré-occupations.
Il ne faut pas oublier pourquoi ces maisons ont été occupées, ces cabanes construites et ces terrains cultivés. Ce n’est pas que pour vivre une belle vie dans la campagne. C’est parce que l’on est en lutte contre un projet d’aéroport mégalomane dans un contexte de rigueur, d’austérité et de changement climatique ; c’est pour mettre en actes notre résistance à la tyrannie du capital dans un monde où nos vies sont contrôlées et où la terre est bétonnée.
Notre-Dame-des-Landes n’est pas un cas unique. Cette situation se répète partout où le capitalisme ou toute autre forme de domination règne. Partout des gens font face quotidiennement à la répression, à l’aménagement autoritaire de leur vie ou de leur lieu de vie. Et partout des gens luttent. Nous leur envoyons tout notre soutien, et les remercions du leur, car nous croyons à la force collective de ces luttes qui se complètent et se répondent, de Notre-Dame à Atenco, en passant par Rezé, le Chéfresne, Calais, Khimki et tant d’autres lieux.
Cette résistance ne prendra pas fin avec cette opération policière. Il sera encore possible d’agir en tous lieux et bien sûr aussi sur la ZAD. Ils peuvent détruire nos maisons, mais pas les liens entre nous …

Signé : des encore occupant-e-s de la ZAD

Plusieurs sources laissent penser que des expulsions sont imminentes. Nous avons eu vent d’une première vague d’expulsion pour le mardi 16 octobre à l’aube. Nous avons eu des ’informations précises tel que le lieu d’hébergement des troupes mobilisées, l’itinéraire prévu pour rejoindre la zone, l’effectif engagé, soit 500 gendarmes. Cette première vague devrait concerner les maisons déjà expulsables ainsi que les cabanes. Une seconde vague devrait suivre une dizaine de jours plus tard., visant cette fois les cabanes dans les arbres et 3 maisons, la Sécherie, les Rosiers et la Saulce, dont l’huissier a choisi en août d’avancer la date d’expulsabilité, la passant du 15 novembre au 27 octobre.
Depuis plusieurs semaines des équipes de police se sont déplacés sur la ZAD pour faire des repérages préparatifs, comme mesurer la hauteur des cabanes dans les forêts par exemple. Des équipes en civils se déplacent actuellement, certaines dans des véhicules immatriculés dans la région parisienne. Mardi dernier (9 octobre) le dernier squat de Grands Champs a été expulsé à l’aide d’un impressionnant dispositif policier. Cette semaine encore les dispositifs de sécurité ont été renforcé devant le Conseil Général, le Tribunal de Nantes et d’autres lieux stratégiques, les contrôles routiers se sont quant à eux multipliés sur et autour de la ZAD. La presse reconnaît d’ailleurs que le dispositif pourrait en réalité cacher une opération en préparation contre la ZAD.
Nous nous tenons prêts.
Un appel a été publié appelant les groupes et individus souhaitant s’inscrire en solidarité avec la lutte ici à effectuer des actions décentralisées.(voir zad.nadir.org). Toutes les initiatives sont et seront les bienvenues.
Les personnes souhaitant venir sur la ZAD sont invitées à s’organiser en conséquence : être conscientes de l’urgence dans laquelle nous allons être, prévoir au maximum de quoi être autonome.
Nous nous préparons logistiquement contre les expulsions, nous appelons les amiEs d’ici et d’ailleurs, voisinEs, à venir nous soutenir.
Dans tous les cas vous pouvez suivre les évolutions sur le site de la ZAD


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