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Tours : Rassemblement pour le droit au logement

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30 janvier 2013 - 30 janvier 2013


Tours : Rassemblement pour le droit au logement



Le 22 décembre 2012 a eu lieu la première réunion d’une coordination de travailleurs sociaux, de militants pour le droit au logement et de résidents de foyer. Ce nouvel outil de lutte s’est intitulé L’APPEL DU 22 DÉCEMBRE Mercredi 30 janvier 2013, cette coordination appelle à une journée nationale d’actions. Dans plusieurs villes des collectifs organisent des initiatives.


DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS ET TOUTES ! RESPECT DE LA DIGNITÉ ET DES DROITS DES PERSONNES !

Trop c’est trop. C’est insupportable de voir des hommes, des femmes et des enfants à la rue parce qu’il n’y a pas de place dans des foyers, que le maire, le préfet refusent de réquisitionner des logements vides. On ne peut plus accepter cette situation. On ne le peut d’autant moins que des logements vides, il y en a à foison  ! (5000 à Tours selon l’INSEE, 2000 selon le maire). Le maire et le préfet ont chacun le pouvoir de réquisitionner des logements vides Trois textes juridiques leur en donnent le pouvoir. Alors pourquoi ne le font-ils pas ? Pour protéger la propriété privée et assurer de bons profits aux gros ropriétaires. Lorsqu’on ouvre des squats pour revendiquer le droit au logement, ces sinistres responsables nous envoient les pandores. Ils ne supportent pas la moindre contestation, la moindre tentative de vivre autrement, la moindre expression de nos imaginations pour tenter de construire dès maintenant un futur sans misère, sans exploitation, sans domination. Leurs perspectives se limitent au maintien de l’ordre social, fondé sur le renforcement des privilèges de quelques-uns et l’appauvrissement du plus grand nombre. De l’argent, il y en a et de plus en plus. La dette de l’Etat s’élève à 48773 millions d’euros. Chaque jour, il paye environ 133,6 millions d’euros (http://celluledecrise.owni.fr/2011/...). Ils recouvrent seulement les intérêts. Qui les perçoit quotidiennement ? Pour l’essentiel les banques auxquelles l’Etat emprunte pour payer les intérêts. C’est un puits sans fond qui ne pourra être comblé qu’avec l’annulation de la dette. L’Etat a renfloué à ces dernières en raison de la crise financière (plusieurs milliards d’euros). Il leur donne gracieusement de l’argent pour que les banques puissent lui en prêter et qu’elles empochent les intérêts. Au regard de ces sommes vertigineuses, on ne peut accorder aucune crédibilité aux gouvernants, aux élus locaux, lorsqu’ils veulent casser le social, fermer des foyers, jeter à la rue des êtres humains sous prétexte qu’il n’y a plus d’argent. Si l’Etat appliquait la législation qu’il est censé faire respecter, plus personne ne resterait à la rue contre son gré. Il en va de même pour les collectivités territoriales, notamment les Conseils généraux et les mairies. Quelques exemples * En février 2012, le Conseil d’Etat, dans un arrêt, a institué le droit à l’hébergement comme étant une liberté fondamentale. Cela signifie que toute personne appelant le 115 doit pouvoir être hébergée le soir même. * Dans bon nombre de foyers d’urgence, le nombre de nuits d’hébergement est limité, ce qui est illégal. Le Code de l’action sociale et de la famille précise que « toute personne accueillie dans une structure d’urgence doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer... jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée... vers une structure d’hébergement stable ou de soins ou vers un logement... » * Toute femme ayant au moins un enfant de moins de 3 ans doit être prise en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance, qui dépend du Conseil Général, comme l’impose le Code de l’action sociale et de la famille. Ainsi si elle est à la rue, elle doit être hébergée avec ses enfants. * Le Conseil d’Etat stipule dans 3 arrêts que l’Etat est obligé d’assurer l’hébergement, la vêture et la nourriture pour tous les demandeurs d’asile. Par exemple, la préfecture de la région Centre a imposé un dispositif d’urgence totalement illégal. Après 7 nuits d’hébergement ceux-ci sont jetés à la rue si les autorités préfectorales le décident. Le cynisme n’a pas de limite ! La préfecture préfère faire louer par des associations des chambres dans un hôtel infâme plutôt que de louer des logements. Une chambre coûte entre 850 et 1000 € par mois, alors qu’un logement revient à environ 400 €.

Cette aberration à une logique. D’une part, il est plus facile de virer des gens d’une chambre d’hôtel que d’un logement (pour ce dernier, il faut entamer un référé ce qui peut être coûteux et long si la famille a un bon avocat). D’autre part, il faut que les conditions d’hébergement soient spartiates pour éviter « l’appel d’air », notamment pour les personnes d’origine étrangère. C’est intentionnellement qu’on crée des conditions de survie de plus en plus dures afin d’enlever l’envie de venir en France. Cela contribue à bafouer le droit d’asile et à remettre en cause la convention de Genève.

Cette logique touche de plus en plus de monde et pas seulement des personnes d’origine étrangère, comme le montre quotidiennement la situation où des milliers de personnes restent dehors, ou dans le stress de l’expulsion de leur logement. L’Etat (préfecture, direction départementale de la cohésion sociale) fait un véritable chantage au financement à l’encontre des associations gérant des foyers et autres dispositifs sociaux. Les responsables de ces dernières n’opposent guère de résistance. De fait ils contribuent à casser le social. Le respect de la dignité et des droits des personnes est une revendication permettant de résister contre cette évolution et de tenter de créer des solidarités entre salariés du secteur social et usagers.

Le 22 décembre 2012 a eu lieu la première réunion d’une coordination de travailleurs sociaux, de militants pour le droit au logement et de résidents de foyer. Ce nouvel outil de lutte s’est intitulé L’APPEL DU 22 DÉCEMBRE Mercredi 30 janvier 2013, cette coordination appelle à une journée nationale d’actions. Dans plusieurs villes des collectifs organisent des initiatives.

A Tours, dans le cadre de cette journée d’action, nous appelons à un rassemblement devant les locaux d’Emergence où sont hébergées des femmes et des enfants, séparés du conjoints et pères, et jetés à la rue tous les matins RASSEMBLEMENT MERCREDI 30 JANVIER A 18 H RUE CHRISTOPHE COLOMB (QUARTIER DU SANITAS)

SOIF D’UTOPIES 06 31 56 17 56 soifdutopies@yahoo.fr

DAL 37 06 83 00 88 76 dal37tours@gmail.com

LES PIEDS DANS LA PORTE 06 20 91 20 44

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