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Paris : Banquet contre l’Etat d’Urgence

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16 janvier 2016 - 16 janvier 2016


Paris : Banquet contre l’Etat d’Urgence



Appel pour un grand banquet contre l’Etat d’urgence le 16 janvier

RDV à 12H sur le parvis du métro MENILMONTANT (Ligne 2) suivie à 15H d’une manifestation en soutien à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Cantines, Barbecue, tables d’information, open mic, fanfare Ramenez de quoi redécorer la place (panneaux, banderoles !)

Interventions d’ex-assignés à résidence, perquisitionnés, straSS, collectifs contre les violences policières et l’islamophobie, militants anti-aéroport, migrants

Cet appel est né de l’envie de poursuivre un élan commun, visible et offensif et de lier deux temporalités. A court terme, créer les conditions d’un mouvement large contre l’Etat d’urgence, notamment dans l’éventualité d’une expulsion de la ZAD. Et sur le long terme, continuer à construire nos luttes, densifier nos liens, faire des ponts avec d’autres populations touchées par l’Etat d’urgence.

Le 28 novembre dernier, les convois des territoires en lutte se retrouvaient devant le château de Versailles pour un banquet, malgré l’interdiction préfectorale et la création d’une “Zone de Sécurité Prioritaire” sur le plateau de Saclay. Sur place, plusieurs centaines de personnes reliées par la volonté commune de dénoncer la mascarade de la COP21. La réussite de cette journée aura prouvé qu’il n’y a pas d’interdiction qui tienne lorsqu’on est nombreux-ses et organisé-e-s.

L’état d’urgence a vite été détourné des objectifs annoncés pour servir à museler toute voix discordante, empêcher toute contestation sociale. L’opération a consisté à instrumentaliser l’émotion causée par les attaques du 13 novembre, en nous sommant de choisir notre camp. Au choix : “l’unité nationale”, les bombardements en Syrie et la guerre à un terrorisme dont les contours restent bien flous, ou le risque de finir dans les petites fiches de l’antiterrorisme pour celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette union sacrée. Désormais, et pour un temps indéterminé, toute activité politique qui n’est pas encadrée directement par l’Etat se trouve exposée à la répression. Nous en avons fait l’amère expérience ces dernières semaines :

58 personnes ont été convoquées par la police pour avoir manifesté le 22 novembre en soutien aux migrants ; l’université Paris 7 a été fermée pour empêcher que des étudiants y apportent une parole critique sur la COP 21 ; une trentaine de militants ont été assignés à résidence pour leur volonté présumée de participer à la contestation de la COP21 et des lieux d’organisation ont été perquisitionnés. La marche pour le climat du 29 novembre a été interdite et 317 personnes placées en garde à vue pour avoir bravé l’interdiction. Le 4 décembre à Nantes, une manifestation contre l’état d’urgence est attaquée par la police qui blesse plusieurs personnes dont une grièvement. Sans compter, les centaines de personnes assignées à résidence sur le simple soupçon de "radicalisme".

Cet état “d’exception", en passe d’être constitutionnalisé est d’une ampleur historique. Près de 3000 perquisitions administratives souvent brutales et rarement fructueuses ont déjà eu lieu et on saute sur l’occasion pour demander plus de flashball, de caméras, de vigiles. Maintenant l’arbitraire administratif et policier ne se cantonne plus aux quartiers populaires mais s’assume sur l’ensemble du territoire français. C’est à peine s’ils s’embarrassent d’y mettre les formes du droit républicain. Dans ses circonstances, il faut au minimum exiger la levée de l’état d’urgence, au vu des dégâts – et non des “abus” – qu’il a déjà provoqué, et de ceux qu’il permettra à l’avenir.

Au moment où le gouvernement veut relancer le projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes et où le mouvement anti-aéroport risque de payer les conséquences directes de l’état d’urgence, il est nécessaire de nous retrouver et de nous renforcer afin d’opposer à leurs intimidations, notre volonté de construire ensemble. En ce sens le banquet du 28 novembre à Versailles, la résistance collective sur la place de la République le lendemain ou encore les cantines de soutien aux luttes de territoires sur les places de Stalingrad et République montrent des pistes.

C’est pourquoi nous appelons à un grand rassemblement festif contre l’état d’urgence le 16 janvier 2016 place Ménilmontant (parvis du métro) à partir de 12 heures autour d’un banquet, de banderoles et de prises de paroles.

Investir une place paraît être le geste juste pour faire entendre une voix dissonante au milieu de l’unanimisme asphyxiant de "l’unité nationale", adresser un message déterminé en prévision d’une tentative d’expulsion de la ZAD, et nous réapproprier la ville. Le message envoyé à ceux qui tentent de nous gouverner : "vos intimidations ne font que renforcer notre détermination à nous soustraire de vos bons soins".

Nous appelons à ce que des initiatives similaires se multiplient et grandissent dans les semaines et mois à venir. P.-S.

Mail : banquetmenil@riseup.net Mail-list : banquetcontreletatdurgence@lists.riseup.net Evénement fb : https://www.facebook.com/events/559...

https://www.facebook.com/events/559125730920850/


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